Front de Gauche en Côte Vermeille
L'activité politique du Front de gauche en Côte Vermeille (Pyrénées-Orientales)
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mon ami gerard ne se remettra jamais de cette expérience , il en est sorti broyé par toutes ces horreurs vues
Par Anonyme, le 07.01.2013
ce maire, on ne peut guère parler de "monsieur" est dans le déni de démocratie, le déni d' humanité et est dev
Par Anonyme, le 26.06.2012
"tout racisme est une maladie qui finit par tuer celui qui la porte. le destin de lhumanité est la confraterni
Par fouzia, le 16.06.2012
honte à tous ceux qui ont vendu leur restant d' ame pour du sonnant et trebuchant
Par Anonyme, le 15.06.2012
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Par Anonyme, le 15.06.2012
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Date de création : 24.01.2011
Dernière mise à jour :
02.05.2013
147articles
Etablissements de santé de la Côte Vermeille et d’Arles sur Tech
Le 30 avril, L’ARS a rejeté la demande de délocalisation.
En réponse à cette décision, le directeur Patrick Rodriguez annonce son intention de faire appel.
Allons soutenir les personnels qui demandent que cette décision soit définitive lundi 6 après-midi à Peyrefitte pour dire au Conseil d’Administration de l’USSAP qu’il faut accepter la décision de l’ARS.
A la suite de la décision de l’ARS, les point de vue de Pierre Aylagas et de Nicolas Garcia
Pierre Aylagas, député de la circonscription
« L’information est officielle depuis lundi soir et elle m’a été communiquée directement par le docteur Aoustin, directrice générale de l’Agence Régionale de Santé (ARS) : l’ARS rejette la demande formulée par l’Association prendre Soin de la personne en Côte Vermeille (ASCV) de relocalisation des activités de soins de suite et de réadaptation sur le site du centre hospitalier de Perpignan.
Cette relocalisation aurait concerné les activités du centre centre Bouffard-Vercelli de Cerbère, du Château Bleu d’Arles-sur-Tech et du centre hélio-marin de Banyuls-sur-Mer.
Pour l’ARS, « le dossier justificatif présente des insuffisances car il n’apporte pas de descriptif du fonctionnement des structures regroupées » et « le dossier ne permet pas de vérifier si l’ensemble des conditions techniques de fonctionnement de l’activité des soins de suite et réadaptation seront respectées. »
Cette décision va dans le sens de la position que j’ai toujours défendue depuis le mois de juin 2012 et que la ministre Marisol Touraine a soutenue lors de nos rencontres : le maintien des activités de ces 3 établissements dans la 4e circonscription. Ce sont près de 500 emplois directs, sans tenir compte des emplois indirects, qui sont aujourd’hui préservés dans notre territoire.
Nicolas Garcia, maire d’Elne et secrétaire départemental du Parti Communiste.
Cerbère: salariés, population, élus locaux ont apparemment gagné mais...
En apparence nous avons gagné et en plus, toujours en apparence, la victoire est totale. L'Association pour les Soins en Côte Vermeille et Vallespir (ASCV) et par délégation l'Union Sanitaire et Sociale de l'Aude et des Pyrénées (USSAP), sont déboutées par l'ARS dans leur projet de transfert d'activités sur l'hôpital de Perpignan et ce, sur les trois sites Cerbère, Banyuls sur Mer et Arles sur Tech. Les luttes, l'action des élus dont je fais partie (j'ai publié sur ce blog les deux rapports qui ont mis en éveil les salariés), l'intervention du député Pierre Aylagas, l'engagement des populations, ont donc porté leurs fruits. Personne ne doit gacher son plaisir, toutefois, sans vouloir être oiseau de mauvais augure, nous devons tous rester vigilants. En effet, nous n'arrivons pas à faire dire à la ministre et à la directrice de l'ARS que cette décision est ferme et définitive quant au maintien de toutes les activités in situ, dont il faut rappeler que c'est la seule garantie de pérennité de ces structures.Jugez par vous-même, l'Agence Régionale de Santé précise dans sa décision n° 2118 du 29 avril 2013 : "Considérant que le dossier justificatif présente des insuffisances, car il n'apporte pas de descriptif du fonctionnement des structures regroupées (...) Considérant que le dossier ne permet pas de vérifier si l'ensemble des conditions techniques de fonctionnement de l'activité des soins de suite et de réadaptation seront respectées, décide de rejeter la relocalisation". En clair, sur le fond, ce n'est pas le transfert qui est remis en cause mais la qualité du dossier. A coup sûr, nous aurions préféré un cinglant :" L'idée de transfert est définitivement rejetée et le maintien in situ de toutes les activités ne peut être remis en cause". D'ailleurs Patrick Rodriguez (directeur de l'USSAP) ne s'y trompe pas quand il affirme: "ce n'est pas un rejet sur le fond". Ce dernier annonce qu'il va demander au conseil d'administration du 6 mai la possibilité de faire un recours de cette décision de l'ARS, il prétend être serein et croire malgré tout en l'avancement de ce dossier. Voilà sans doute qui justifierait une nouvelle mobilisation sur place le 6 mai, jour du Conseil d'administration qui au fond pourrait décider d'abandonner totalement et définitivement le projet de délocalisation.
Appel des économistes pour une VIe République, contre la finance et l’austérité
Jeudi 25 avril 2013
Par un collectif
L’affaire Cahuzac est révélatrice d’une République à bout de souffle. La défiance vis-à-vis des institutions et la conviction que les responsables politiques sont devenus impuissants face à la crise – quand ils ne sont pas corrompus – minent le régime et conduisent un nombre croissant de nos concitoyens à se réfugier dans l’abstention, voire, pour une partie, à rechercher des boucs émissaires et à adopter les discours ethnicistes de l’extrême droite. Les racines de cette situation touchent à la fois à la soumission des gouvernements à la logique du capitalisme financiarisé, à leur adhésion à une construction européenne qui se fait contre les peuples, à la nature antidémocratique des institutions de la cinquième République et à l’endogamie entre les milieux d’affaires et les hauts responsables au pouvoir. Aussi, le basculement de certains de ces responsables politiques dans la délinquance financière ou fiscale n’est pas la dérive personnelle de quelques moutons noirs, mais bien le prolongement logique du sentiment d’irresponsabilité et de toute-puissance qui habite cette nouvelle oligarchie politico-financière. Les appels à la morale individuelle et à plus de transparence ne seront donc qu’un emplâtre sur une jambe de bois si des mesures à la hauteur de la situation ne sont pas prises.
Sur le plan économique, la première est d’arrêter les politiques d’austérité : désastreuses socialement, elles sont stupides économiquement, étant incapables même de répondre à l’objectif qu’elles se sont fixé, la réduction des déficits. La deuxième est d’en finir avec la domination des marchés financiers sur la vie économique et sur la société, ce qui passe par un contrôle social des banques, la séparation organisationnelle stricte entre banques d’affaires et banques de dépôts, l’interdiction des produits financiers à risque et des activités spéculatives (en particulier l’interdiction des transactions financières avec les paradis fiscaux) et la création d’un pôle public financier. Il s’agit aussi d’engager une répartition plus égalitaire du revenu national par une augmentation de la part des salaires dans la valeur ajoutée, et une réforme fiscale d’ampleur redonnant en outre des marges de manœuvre à la puissance publique. Bref, c’est une tout autre politique économique tournée vers la satisfaction des besoins sociaux et la transition écologique qu’un gouvernement de gauche se devrait de mettre en œuvre.
Elle devrait s’accompagner d’une bataille à l’échelle européenne pour la refondation de l’Europe. La sacralisation de la liberté de circulation des capitaux et l’interdiction pour la BCE de financer les États ont donné aux marchés financiers un véritable pouvoir de veto sur les décisions des institutions démocratiquement élues, pouvoir qu’ils exercent via les attaques spéculatives et le chantage à la délocalisation. En finir avec cette situation et donner aux peuples d’Europe la maîtrise de leur destin doit être l’objectif de tout gouvernement de gauche. Nul doute qu’un gouvernement qui engagerait un tel processus aurait un écho considérable et trouverait nombre d’alliés parmi les peuples étranglés par les politiques actuelles.
En France, il s’agit d’en finir avec les institutions de la cinquième République et de redonner du pouvoir aux citoyens et aux citoyennes dans tous les domaines de la vie politique et économique. Face à la profondeur de la crise politique, économique et écologique, la perspective du passage à une sixième République – par le biais d’un processus constituant impliquant tous les citoyens – est à l’ordre du jour. La démocratie à tous les niveaux de décisions, voilà l’essence de la sixième République. Elle devra, notamment, permettre à la souveraineté populaire de franchir la porte des entreprises. Aujourd’hui, les actionnaires sont les seuls à décider de la conduite des entreprises, alors que ce sont les travailleurs qui créent la richesse. Pour rompre avec cette situation, il faut donc étendre de manière très importante les droits des salarié-es, notamment donner au Comité d’entreprise un droit de veto sur les décisions stratégiques et créer un statut du salarié qui permettra la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle. Et, pour les secteurs de l’économie qui relèvent directement de l’intérêt général, l’arme de la nationalisation sous contrôle démocratique pourra et devra être utilisée.
Le manque d’indépendance et de pluralisme dans le traitement médiatique de l’information économique est un obstacle à la réappropriation par le peuple de la politique économique. L’idéologie néolibérale étouffe toute possibilité de débat démocratique éclairé et argumenté. Dans l’enseignement et la recherche, la domination de l’école de pensée néoclassique a été instituée, en contradiction fondamentale avec l’esprit scientifique qui suppose la possibilité de remise en question des théories. Alors qu’il est de plus en plus évident que les politiques néolibérales nous conduisent à la catastrophe économique et écologique, il devient d’autant plus urgent de permettre l’épanouissement des recherches qui se placent hors du cadre de pensée de l’orthodoxie actuelle.
Pour toutes ces raisons, nous, économistes, soutenons la marche citoyenne du 5 mai 2013 pour une sixième République, contre la finance et l’austérité.
Le 19 avril 20131
A Banyuls on détruit les arbres !
Vous ne verrez plus les beaux arbres qui sont au premier plan de cette photo et qui depuis l’époque où elle fut faite avaient encore embelli.
Une dame nouvellement arrivée au Cap D’Osne, où les centimètres carrés non construits se font de plus en plus rares, a fait couper ces beaux arbres par les service municipaux. Les arbres étaient sur un terrain qui ne lui appartient pas. Il n’appartient pas non plus à la mairie.
Mais à Banyuls l’arbitraire règne en maître. Les habitants du quartier sont atterrés. Cela assurément importe peu à M. le Maire, qui a remballé grossièrement comme il en a l’habitude un voisin venu à la mairie pour empêcher le désastre, et à ses amis.
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Ecolos, où êtes-vous ?
A PERPIGNAN le 5 MAI
Dans le cadre de la marche pour la VIe République
Rassemblement et manifestation le 5 mai sur la Place de la Victoire ( Castillet) à 10h30.
Cette manifestation unitaire rassemblera les forces du Front de gauche : PCF, PG, FASE et le NPA et tous ceux qui voudront s’y joindre.
Nous y appelons toutes les forces sociales et associatives soucieuses de mettre au cœur du débat politique la démocratie et une véritable alternative à l’austérité.
Lu sur le blog de Nicolas Garcia
Après l'annonce (révélation) que j'ai faite la semaine dernière sur les intentions de l'association de soins en Côte Vermeille et Vallespir (ASCV) de transférer ses établissements sur l'hôpital de Perpignan et l'avis favorable donné par la COSOS organisme consultatif souvent suivi par l'ARS, en voilà une confirmation. Dans un autre document récent, que j'ai sous les yeux, le rapport de la cour régionale des comptes sur l'hôpital de Perpignan, voilà ce qui est écrit dès la synthèse qui figure en première page, à la 10ème ligne : "... d’autres projets sont prévus, construction d’un nouveau bâtiment pour le long séjour et projet également de nouveau bâtiment pour les soins de suite et de réadaptation et la médecine...".
Population, élus, salariés de ces établissements, de la Côte Vermeille et du Vallespir, ont tout intérêt à se mobiliser, à demander des comptes aux directions de ces établissements, aux élus en place, municipaux, généraux, régionaux, député... Dans les jours qui viennent, je prendrai avec mon parti, l'initiative d'une réunion très large, ouverte...afin de déboucher sur des actions concrètes et citoyennes.
Nicolas Garcia
Note du Front de gauche CV (pas pour autant rassurante)
On dit que la construction du nouvel Hôpital de Perpignan a crevé les budgets prévus. Où prendront-ils l’argent pour édifier ces nouveaux bâtiments ?
Constatant que l'Indépendant dans sa grande enquête sur les municipales à Perpignan a tranquillement oublié le Front de gauche, Nicolas Garcia et Michel Franquesa ont publié le communiqué suivant
(rappelons que le Front de gauche a dépassé les 12 % à l'élection présidentielle dans notre département)
Communiqué de Nicolas Garcia, secrétaire départemental du PCF et Michel Franquesa secrétaire de la section du PCF de Perpignan.
Concernant les enquêtes parues ces derniers jours dans l’Indépendant, nous sommes étonnés qu’aucune candidature communiste/Front de Gauche, qui obtient désormais régulièrement 10% (voire plus) des suffrages à toutes les élections, n’ait été soumise à l’opinion des Perpignanaises et Perpignanais. Cela aurait au moins permis une meilleure lisibilité sur les rapports de force au premier tour des municipales et les rassemblements possibles (nécessaires ?) au second. Au-delà de cette remarque, le sondage montre qu’un large rassemblement à gauche est indispensable pour changer de politique à Perpignan et que rien ne pourra se faire sans le Front de Gauche et sa composante PCF. Comme nous l’avons toujours dit, toute guerre des égos est à bannir à gauche : elle entrainerait la division et favoriserait la droite et le FN. En ce qui nous concerne nous proposons un large rassemblement des forces progressistes et de gauche construit, non à partir du sommet et des personnalités, mais à partir d’un travail de proximité avec la population qui débouche sur un projet pour la ville, correspondant aux aspirations du plus grand nombre, tournant le dos à la politique de droite menée à Perpignan depuis des décennies et offrant des garanties d’intervention citoyenne dans la gestion en cas de victoire sur la droite et son extrême. C’est le second enseignement de ces enquêtes d’opinion. »
L'Assemblée nationale vient de voter le projet de loi sur l'ANI. C'est un coup de Jarnac porté aux droits des salariés. Ce texte soutenu par le MEDEF va renforcer les possibilités de licenciement au moment où le chômage connait des taux records.
Je salue le travail des députés communistes et Front de gauche pour mettre à jour la nocivité de ce texte et ouvrir toutes les brèches possibles. Leur mobilisation a permis que dans le vote final, 19 députés de gauche votent contre le texte et 55 s'abstiennent. C'est donc 74 députés de gauche qui ont refusé de voter le texte de l'ANI. Cela signifie que le projet de loi adopté aujourd'hui à l'Assemblée nationale n'aura pas de majorité de gauche au Sénat. Le groupe des sénateurs CRC est décidé à continuer ce combat avec détermination, au coté de tous ceux qui se sont mobilisés aujourd'hui dans de nombreuses villes de France. La bataille n'est pas terminée.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris
Paris 8 avril 2013
Face à la crise politique actuelle d'une extrême gravité (affaire Cahuzac, fraude et évasion fiscale...), nous avons besoin d'une politique et d'une majorité alternative à gauche, une politique de lutte contre la finance, une politique qui permette la rénovation démocratique de la République.
Pierre Laurent, secrétaire national, a présenté les propositions du PCF, lundi 8 avril à 16h, à l'occasion d'une conférence de presse au siège du PCF.
L'heure est grave pour la France. Les aveux de fraude de Jérome Cahuzac, et les révélations d'énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d'entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l'indignation. Ces scandales jettent le discrédit sur notre pays, son gouvernement. Ils symbolisent – non pas seulement la dérive personnelle hautement condamnable d'un ministre – mais l'emprise toujours plus étouffante des logiques de l'argent, les forces de la finance sur la vie sociale, économique et politique de la France.
En mai dernier, c'est pour en finir avec cette domination du fric - que la droite de Nicolas Sarkozy incarnait avec toujours plus de cynisme et d'autoritarisme – que les Français ont voulu le changement de politique. Le message de la majorité du pays était très clair : combattre le règne de la finance, reconstruire une République sociale, solidaire et éthique.
Aujourd'hui, les Français se sentent trahis. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître dans la politique actuelle une politique de gauche. Le scandale Cahuzac sonne, dans ces conditions, comme un coup de massue. Celui qui incarnait la politique d'austérité imposée sans son accord à notre peuple, était un professionnel de l'évasion fiscale !
C'est insupportable. Le désaveu populaire est massif. La politique de François Hollande et du gouvernement Ayrault n'a plus la confiance des Français. Et surtout de celles et ceux qui, majoritairement, ont voulu mettre la barre à gauche, vers le retour de la justice sociale et de l'égalité dans la République.
Ce qui rend la situation plus insupportable encore, c'est que le Président de la République et le gouvernement s'entêtent à ne rien entendre de l'exigence du pays de voir la politique de la France changer de cap.
Soumission aux politiques d'austérité européennes, explosion du chômage, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, tentative de transcription de l'accord de l'ANI dans la loi avec le soutien du Medef … la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre. Et quand le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l'évasion fiscale pour les autres, rien ne devrait changer ! Le pays est atterré. La France va à la catastrophe si tout continue comme cela. Il faut sauver notre pays du désastre politique qui s'annonce.
Pour cela il y a une urgence : un changement de cap fort, global, concret, rapide de la politique nationale, pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche qui s'attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens, des élus eux aussi bafoués, sur les choix de la République. L'ennemi c'est la finance.
La crise ce n'est pas les « élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui même éclaboussé dans l'affaire Cahuzac.
La solution, ce n'est plus seulement une moralisation de la vie politique réduite au seul contrôle accru – certes nécessaire – du patrimoine des élus et des ministres.
La vérité c'est qu'au cœur de la crise, se trouvent deux grands causes : 1. La domination organisée de la finance, des marchés financiers, de leurs critères d'évaluation et de rentabilité, sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Que ces pratiques passent par des voies légales ou frauduleuses. 2. Le dessaisissement là encore organisé, au profit de la finance, des citoyens, des salariés, des institutions élues sur tous les grands choix qui engagent la vie des citoyens et du pays. La souveraineté populaire est minée de toute part.
Dans ces conditions, le Parti communiste lance un double appel : à la mobilisation de toutes les forces, de toutes les citoyennes, tous les citoyens qui ont voulu le changement au printemps dernier, pour reprendre en main le cap du redressement de la France. Partout, sous toutes les formes possibles, prenez la parole, reprenez le pouvoir, dites haut et fort : nous voulons la politique de gauche pour laquelle nous avons voté l'an dernier, et pas cette politique d'austérité et d'inégalités qui mène la France dans le mur. à la construction populaire et démocratique d'un nouveau contrat politique pour le pays, autour de deux axes : Un programme de lutte contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d'ampleur ; un contrôle public et démocratique sur les banques, le crédit, la monnaie et la finance ; la priorité donnée aux salaires, à la protection sociale, à la sécurisation de l'emploi, aux services publics, à l'investissement industriel et écologique contre les dividendes et la rentabilité financière. La France doit résister aux injonctions d'austérité de l'Europe. Une refondation démocratique de nos institutions par un processus constituant jusqu'à une 6e république : avec une lutte contre les conflits d'intérêts, entre le monde des affaires et les institutions politiques, une réelle indépendance de la justice, une démocratisation des élections par la proportionnelle, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, pour que l'intérêt général guide notre organisation sociale et économique, la remise en chantier de l'acte 3 de la décentralisation aujourd'hui largement rejeté dans le pays
C'est autour de ces axes que doivent se rassembler les forces de changement, les citoyens qui refusent la dérive actuelle, pour reconstruire un nouveau contrat majoritaire, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement.
Dans l'immédiat, nous faisons quatre propositions :
1. Suspendre immédiatement le débat parlementaire sur l'ANI, qui creuserait encore le fossé avec les forces sociales de notre pays. J'appelle solennellement les parlementaires de gauche à prendre la mesure de leurs responsabilités, en cas d'adoption de ce texte. Et mettre à l'ordre du jour un débat immédiat sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales. (cf rapport d'Eric Bocquet – commission d'enquête du Sénat sur la fraude et les évasions fiscales). 2. Engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique dans la préparation de la grande marche citoyenne, décidée pour le 5 mai prochain. Notre engagement se fait sur une base claire et unique. Celle de la déclaration commune de toutes les forces du Front de gauche du vendredi 5 avril 2013 : « contre l'austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIe République », et de l'appel qu'elle contient, « à toutes les forces de gauche, et individus qui ont voulu le changement en mai dernier », d'organiser avec nous cette marche. 3. Lancer dans tout le pays, la réunion d'assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces pour travailler les bases d'un nouveau contrat politique de changement majoritaire. 4. Préparer avant l'été une première grande étape de ce travail citoyen et populaire pour la tenue d'assises nationales pour la refondation sociale et démocratique de la République.
Vous l'aurez compris, l'heure n'est pas à mes yeux à diviser, à opposer, à écœurer. L'heure est à rassembler, à unir, à construire. La solution réside plus que jamais dans la mobilisation et l'intervention active de notre peuple.